J'ai monté une veille qui suit l'actu IA à ma place
L'IA bouge trop vite pour tout suivre à la main, et je n'ai aucun réseau social. Alors j'ai monté une veille qui surveille, trie et me remonte ce qui compte, sans que j'y passe mes journées.

Rester au courant des nouveautés en IA, chez nous, ce n'est pas un hobby, ça fait partie du travail.
Les outils évoluent en permanence, il en sort de meilleurs tous les mois, toutes les semaines, tous les jours. Et comme on a les mains dans le cambouis, on n'a pas envie de passer à côté d'une nouveauté qui pourrait nous faire gagner un temps précieux. C'est aussi mon boulot.
Sauf que je pars avec un handicap. Je n'ai pas de réseaux sociaux, pas de Twitter, pas d'Instagram, et l'actu tech n'est pas mon terrain de base.
Tout suivre à la main, pour moi, c'est compliqué.
Alors j'ai automatisé. C'était aussi un de mes exercices d'apprentissage, me fabriquer des outils qui tournent tout seuls. L'objectif, être prévenu des nouveautés qui comptent pour nous, sans avoir à courir après.
Comment ça marche
Sous le capot, c'est une automatisation que j'ai construite avec Codex. Elle lit régulièrement les sources officielles, là où les éditeurs annoncent leurs nouveaux modèles et leurs nouveaux outils, et repère ce qui vient de tomber.
Un exemple.
De nouveaux modèles d'IA sortent régulièrement, comme Sonnet 5 ou Fable 5. Un modèle, c'est le moteur qui fait tourner un assistant comme Claude, et chaque nouvelle version est un peu plus rapide ou plus maligne.
J'ai juste besoin de savoir qu'un nouveau est sorti, pour aller tester s'il vaut le coup.
Bon, pour l'instant, la meilleure veille, c'est surtout Stan et son fil Twitter, toujours au courant avant tout le monde !
Le vrai travail : décider ce qui mérite quoi
Le piège d'une veille, c'est de tout remonter et de se noyer. Le cœur de l'outil, ce n'est pas de collecter, c'est de trier. Chaque annonce tombe dans un de quatre paniers :
- une alerte Slack immédiate, si c'est gros et que ça nous concerne.
- un point dans la newsletter hebdo de l'équipe, si c'est intéressant sans être urgent.
- une simple note, si c'est mineur.
- rien du tout, si ça ne nous touche pas.
Ce tri, je ne l'ai pas réglé d'un coup, je l'affine par l'exemple.
Au début, elle m'envoyait une alerte pour chaque nouvel outil à tester. Trop. Je lui ai dit qu'une rubrique « outils à tester » une fois par semaine dans la newsletter suffisait.
L'inverse est arrivé aussi. Le jour où Claude s'est intégré à Slack, notre messagerie de travail, ça méritait une alerte, et elle n'est pas venue.
C'est Stan qui me l'a signalé, et je suis retourné apprendre à la veille que ça, il fallait le remonter.
À chaque fois, je la recale. L'IA a construit l'automatisation, moi je lui apprends ce qui compte.
Ce que j'en retiens
On peut se monter une veille automatique sur son domaine, sans y passer ses journées ni rater l'essentiel. Même sans mettre les pieds sur les réseaux.
La qualité d'un outil de veille ne se mesure pas par ce qu'il collecte, mais par ce qu'il trie. Et ce tri se règle dans le temps, par l'exemple.
Pour une entreprise, c'est une veille qui ne dépend de personne en particulier. Elle tourne, elle alerte quand il faut, et elle garde une trace écrite chaque semaine.


