Le jour où mon site a arrêté d'être une simple liste
Au départ, mon site d'animés n'était qu'une liste. Comment il s'est mis à recommander, à se donner une vraie identité, et à ressembler à un produit. Toujours sans coder.

Au départ, mon site, c'était surtout un exercice pour apprendre : une simple liste d'animés. J'en ajoutais, je les notais, je les rangeais. Pratique, mais pas plus malin qu'un tableau.
Et puis j'ai fini par lui demander de faire autre chose : me proposer des animés à découvrir, au lieu de juste ranger les miens.
D'une liste à une expérience
La première brique, ça a été les genres : des tags comme Shonen, Seinen, Action, Fantasy, Thriller, Romance.
Et je ne les saisissais pas à la main. Quand j'ajoutais un animé, le site allait chercher tout seul sa couverture et ses genres dans une base en ligne qui répertorie les animés, puis les affichait direct sur la carte. Je pouvais les ajuster à la main si besoin.
Ensuite, le site s'est servi de ces genres pour me recommander des titres. De deux façons : des animés complètement nouveaux, à découvrir, et des animés proches de ce que j'aime déjà, d'après le genre le plus présent dans ma collection.
Des parties de la page sont devenues cliquables, et des panneaux de découverte sont apparus, avec les couvertures des animés proposés.
J'ai aussi ajouté une bascule de langue : les résumés, souvent en anglais, pouvaient se lire en français comme en anglais.
D'un coup, le site ne se contentait plus de stocker ce que je lui donnais. Il me proposait une prochaine action.

Lui donner une vraie tête
En parallèle, il y avait la question du look.
Antoine m'a poussé à m'amuser avec la direction artistique, à voir jusqu'où je pouvais aller. Comme le site parlait d'animés, je voulais une vraie identité : du noir et blanc, façon manga.
Pas un truc enfantin ni caricatural. Simple, mais reconnaissable.
Travailler le look m'a appris autre chose : un produit, ce n'est pas seulement ce qu'il fait, c'est aussi l'impression qu'il donne.
Ce que l'IA a fait, ce que j'ai piloté
De mon côté, je ne code toujours pas.
L'IA m'a aidé à structurer tout ça : découper le besoin en fonctions, relier l'interface aux données, et transformer une idée vague comme « propose-moi des animés » en une vraie fonctionnalité que je pouvais tester.
Mon rôle, c'était de décider quoi construire, de juger si les recommandations avaient du sens, et de vérifier que ça tenait.
Par exemple, il a fallu prévoir le cas où la base de données ne connaissait pas encore les genres, pour que le site ne plante pas en attendant. Le genre de détail invisible qui fait la différence entre une démo et un truc qui marche vraiment.
Ce que j'en retiens
Un produit devient vraiment utile quand il se sert de ce qu'il a déjà sous la main.
Mes animés, leurs genres, leurs couvertures : ces données étaient déjà là. Le déclic, ça a été de m'en servir pour proposer la suite, au lieu de juste les afficher.
Voir mon site passer d'une liste un peu plate à quelque chose qui a une vraie tête et qui me guide, c'est là que j'ai commencé à le regarder comme un produit, pas comme un simple exercice.


